La coopération régionale

 
 

La coopération régionale : une affaire de longue haleine

Cela fait maintenant 16 ans que l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon rencontre régulièrement les autorités fédérales canadiennes dans les provinces atlantiques pour travailler sur les dossiers communs de coopération régionale. Ces réunions se tiennent généralement dans une ambiance cordiale. C'était le cas cette année à Fredericton où la délégation française a été particulièrement bien reçue grâce à la parfaite organisation mis en place par l'association de promotion économique du Canada atlantique (APECA) et à la forte implication des autorités de la province du Nouveau-Brunswick.

Mais au delà de l'ambiance amicale qui marque ces réunions, quels sont les résultats concrets que nous pouvons attendre ?

La coopération régionale, c'est à la fois un objectif politique global et des dossiers techniques. Pour ce qui est de l'objectif global, il est essentiel d'obtenir la reconnaissance de l'existence de notre archipel à proximité immédiate du territoire canadien. Au fil des années, cette reconnaissance progresse chez les responsables canadiens, mais il y a encore du chemin à parcourir pour que l'ensemble de nos partenaires canadiens potentiels non seulement connaissent Saint-Pierre-et-Miquelon, mais sachent également quels avantages ils peuvent tirer de relations plus étroites dans tous les domaines.

Les dossiers techniques recouvrent des domaines très variés. L'un de ceux qui me tiennent le plus à coeur concerne le statut sanitaire de l'archipel au regard de la législation canadienne car la reconnaissance de ce statut par nos voisins conditionne un grand nombre de possibilités de développement d'échanges économiques dans le domaine des produits de la mer.

Pour la première fois, grâce à l'APECA, nous avons pu entamer une relation de travail directe avec l'agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Cela va permettre aux services compétents de Saint-Pierre-et-Miquelon d'entreprendre enfin le travail d'explication indispensable pour obtenir l'autorisation d'exporter au Canada un certain nombre de nos produits. Voilà un résultat concret.

Il y a bien d'autres domaines sur lesquels la compréhension mutuelle se développe et d'autres pour lesquels aucune avancée n'est constatée. Il convient de ne pas en tirer de conclusions trop hâtives. L'important est de conserver un lien fort avec nos partenaires canadiens et de travailler avec eux dans la durée même si cela ne donne pas de résultats immédiats.

Jean-Régis BORIUS